Facture d’énergie trop élevée : quelles sont les erreurs à éviter ?
Les mauvaises habitudes qui font grimper votre facture sans que vous le sachiez.

Les mauvaises habitudes qui font grimper votre facture sans que vous le sachiez.

Chauffage laissé en route, appareils en veille, isolation négligée : ce sont souvent des gestes du quotidien, plus que des imprévus, qui font grimper la facture d’énergie. La bonne nouvelle, c’est que la plupart de ces erreurs se corrigent facilement, sans grands travaux ni investissements importants.
Le chauffage représente en moyenne près de 70 % de la consommation énergétique d’un logement en France. Pourtant, beaucoup de foyers chauffent plus que nécessaire, trop longtemps, ou sans adapter la température pièce par pièce.
Quelques erreurs fréquentes :
Ce qu’il faut viser : 19 °C dans les pièces de vie, 16 à 17 °C dans les chambres la nuit, et 8 °C minimum en cas d’absence prolongée. Chaque degré en moins représente environ 7 % d’économies sur la facture de chauffage.
Un thermostat programmable, même basique, reste l’un des meilleurs investissements pour reprendre le contrôle sur cette dépense.
Une télévision en veille, un chargeur branché sans appareil connecté, une box internet allumée en permanence : individuellement, ces réflexes peuvent sembler anodins. Mais l’ensemble de ces consommations dites “fantômes” peut représenter jusqu’à 10 % de la facture d’électricité annuelle.
Les principaux appareils concernés :
La solution la plus simple : utiliser des multiprises avec interrupteur, et prendre l’habitude d’éteindre les appareils réellement, plutôt que de les laisser en mode veille.
Fenêtres mal jointées, combles non isolés, ponts thermiques autour des fenêtres ou des portes : une mauvaise isolation contraint le chauffage à tourner davantage pour compenser les pertes de chaleur. C’est souvent la source de gaspillage la plus importante, et la moins visible.
En France, on estime que les logements mal isolés consomment entre 30 et 50 % d’énergie supplémentaire par rapport à un logement bien isolé.
Ce que vous pouvez faire, même sans travaux lourds :
Pour les travaux plus conséquents, comme l’isolation des combles ou le remplacement des fenêtres, des aides de l’État (MaPrimeRénov’, CEE) peuvent prendre en charge une partie des coûts.
Un vieux réfrigérateur, un lave-linge toujours utilisé à 60 °C, un four préchauffé pour rien : les appareils électroménagers peuvent représenter jusqu’à 25 % de la consommation d’électricité d’un foyer.
Les erreurs les plus communes :
Un repère utile : depuis 2021, l’étiquette énergie européenne a été resserrée. Un appareil classé A est aujourd’hui véritablement économe. Si votre réfrigérateur ou votre lave-linge date de plus de dix ans, le coût d’un remplacement peut s’amortir rapidement grâce aux économies réalisées.
L’eau chaude représente en moyenne 10 à 15 % de la facture énergétique d’un logement. Quelques mauvaises habitudes peuvent faire grimper ce poste considérablement :
Ce que l’on peut corriger facilement : régler la température du chauffe-eau à 55-60 °C, programmer la chauffe sur les heures creuses si vous êtes au tarif heures pleines/heures creuses, et installer un mousseur (économiseur d’eau) sur vos robinets.
La réduction d’une facture d’énergie est souvent une question de petits ajustements réguliers plutôt que de grands changements. En corrigeant les erreurs les plus courantes, comme un chauffage mal réglé, des appareils laissés en veille ou une isolation insuffisante, il est tout à fait possible de faire baisser sa consommation de manière significative, sans bouleverser son quotidien.
Et pendant que vous optimisez vos dépenses énergétiques, pensez aussi à ce qui pourrait vous coûter cher en cas de problème. . Les imprévus font partie de la vie, et c’est exactement pour ça qu’une bonne assurance habitation existe. Obtenez votre devis en quelques minutes.
Oui. Collectivement, les appareils en veille peuvent représenter jusqu’à 10 % de votre facture d’électricité annuelle. Ce n’est pas anodin sur une année entière.
Environ 19 °C dans les pièces de vie, 16 à 17 °C dans les chambres, et 8 °C minimum en cas d’absence prolongée. C’est la recommandation officielle de l’Agence de la transition écologique (Ademe).
Si votre appareil a plus de dix ans et est classé E ou moins sur l’étiquette énergie, oui. Les économies réalisées sur plusieurs années compensent généralement le coût d’un remplacement.
Oui. MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et d’autres dispositifs permettent de financer une partie des travaux d’isolation. Le site de l’ADEME et le service France Rénov’ sont de bons points de départ.
En partie, oui. Le propriétaire a l’obligation de louer un logement décent, ce qui inclut une isolation minimale. Si le logement est clairement énergivore en raison de son état, c’est une conversation à avoir avec lui, en vous appuyant sur le diagnostic de performance énergétique (DPE).
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